Les technologies du Web revisitées par Catherine, Laure et Viviane

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Cet article a été rédigé à la suite du cours d’Evelyne Broudoux, enseignante-chercheur au CNAM.

De la préhistoire d’Internet à nos jours, cela fait un siècle de technologies à vous raconter …
Si on ajoute à cela les multiples questions d’ordre économique, social et juridique liées à l’essor du numérique, autant vous avouer tout de suite que notre modeste article ne sera ni exhaustif, ni à la hauteur des enjeux !

Pour commencer, nous vous proposons un retour aux sources avec quelques dates clés.
Ensuite, nous ferons un détour par les différents intitulés et usages du Web.
Enfin, nous vous soumettrons quelques préoccupations liées aux nouvelles applications du Web.

1. Retour aux sources

La préhistoire d’Internet : de 1910 à 1969

1910 : 1ère indexation de photos par Paul Otlet (1868-1944).
1934 : « Traité de documentation » de Paul Otlet.
Ce juriste belge est le père de la documentation moderne, le premier à avoir imaginé l’invention d’Internet, du Web et même de Wikipédia.
1945 : Invention du Memex par l’américain Vannevar Bush (1890-1974).
Cette machine imaginaire préfigure les futurs ordinateurs personnels ainsi que les liens hypertextes.
1965 : Le sociologue américain Theodor Nelson (né en 1937) présente le terme Hypertexte, écriture non séquentielle.
1967 : Le projet Xanadu de T. Nelson repose sur 17 principes favorisant l’accès, l’indexation et la préservation de documents de littérature et d’art. Cet enfant d’Hollywood, passionné par la relation homme-machine verra la réalisation de ce système trop complexe s’éterniser.

Internet et Web, 2 dates clés : 1969 et 1990

Au départ Internet est un réseau d’ordinateurs destiné à échanger des informations par les militaires.
Cela est devenu possible en divisant cette information en paquets grâce au protocole TCP IP. Ces paquets voyagent indépendamment dans un réseau décentralisé, puis se reforment à l’arrivée. L’avantage d’un réseau non centralisé est que même si une partie du réseau n’est pas disponible, il y a toujours un chemin.

En 1969, le réseau comptait seulement 4 serveurs aux États-Unis. L’Arpanet est chargé de développer ce réseau pour relier des chercheurs, en leur permettant d’utiliser des logiciels présents dans d’autres universités.
Peu à peu les chercheurs utilisent ce réseau pour correspondre professionnellement, puis personnellement.
En France, le réseau Cyclades vise à développer les réseaux et il sera abandonné au profit du Minitel.

WEB 1, 2, 3 partez !

L’année 1990 est marquée par la naissance du Word Wide Web.

« L’idée de base du WWW est de combiner les technologies des ordinateurs personnels, des réseaux informatiques et de l’hypertexte en un système d’information mondial, puissant et facile à utiliser ».

2. Le Web : Une évolution continue face à un discours Marketing

Web 1.0 Read only : Le Web des documents

C’est le Web des années 90, celui qui voit émerger le HTML, les sites sont statiques. Ces pages présentent un langage linéaire et un design simpliste.

Web 2.0 Read/write : Le Web des gens

L’expression du Web 2.0 est proposée par Dale Dougherty, membre de l’équipe de Tim O’Reilly en 2004. Pour ce-dernier, le salut des industries de la culture dans l’effondrement spéculatif de la bulle Internet repose sur un modèle participatif.

L’utilisateur, professionnel et amateur, est au cœur de ce Web social (réseaux sociaux, blogs). Il crée, modifie, partage du contenu et des informations (textes, vidéos, images). Les nouvelles technologies permettent la prolifération d’interfaces esthétiques et dynamiques.

Une nouvelle forme de financement est apparue pour les développeurs, définie par certains comme du « travail gratuit » avec la génération de contenus par les utilisateurs eux-mêmes,. On peut alors légitimement se demander si ce Web 2.0 n’est pas plus le Web des services pour ses développeurs que pour ses usagers.

Web 3.0 Linked data : Le Web des objets communicants

C’est le Web sémantique dont le terme apparaît en 2006 dans le blog de Jerry Zelman. Les sites deviennent des applications en ligne qui analysent automatiquement les contenus écrits et picturaux, qui les classent selon leur sens et les rediffusent vers de nouveaux internautes.
Ce Web des données s’adapte donc aux besoins des usagers. Il représente un intérêt considérable pour les entreprises mais également le risque d’un Web omniprésent.

Selon Évelyne Broudoux, il y a en réalité un continuum dans l’évolution des langages. Au départ il faut apprendre un langage et coder pour publier des contenus  : HTML, Java, ASP, Oracle, XHTML, CSS, PHP, MySQL, XML, Javascript, HTML5, CSS3, Ajax …

Les outils de publications sans avoir besoin de coder se sont ensuite développés, les CMS, puis les outils de microblogging : Tumblr, Twitter…

3. Et le Web … demain ?

L’évolution des technologies du Web mais surtout des usages qui en sont fait posent d’innombrables questions et laissent présager encore de nombreux débats. Pour illustrer notre propos, nous nous sommes intéressées au domaine de la santé.

D’une part, depuis déjà de nombreuses années, nous laissons quotidiennement des traces de nos vies, volontairement ou non, sur le Web. D’autre part, l’ouverture des données scientifiques et des données publiques se réalise progressivement. Enfin, de plus en plus d’objets se retrouvent connectés à Internet, y compris notre corps.

À ce sujet, nous vous invitons à lire le 2ème numéro des cahiers Innovation et Prospective de la CNIL sur le thème “Le corps, nouvel objet connecté : du quantified self à la M-Santé : les nouveaux territoires de la mise en données du monde”

Tout cela peut permettre d’incontestables avancées dans le domaine de la recherche médicale ; améliorer sans doute le traitement de certaines maladies graves ou chroniques ; permettre à des personnes en situation de handicap ou à des personnes âgées de mieux vivre au quotidien

De l’autre, il y a nos vies privées et nos libertés individuelles, autrement dit de nombreuses questions éthiques en suspens. La Science en général et la Médecine en particulier vont-elles davantage nous dicter nos conduites, “formater” nos comportements ?

Avec les évolutions du Web, demain, nos vies seront-elles améliorées, augmentées ou mieux contrôlées, surveillées ?

L’histoire de l’informatique est très marquée par les questions de contrôle et d’intérêt pour la logistique.  L’ordinateur comme Internet sont tous deux nés dans un contexte de guerre (2nde guerre mondiale et guerre froide).

Pourtant, les êtres humains, individuellement et collectivement, ont réussi à développer de superbes outils de mise en relations, de partage d’informations et de connaissances.

Alors, soyons confiants et restons vigilants.

 

 

 

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Médias sociaux et Facebook, Frédéric Cavazza

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Frédéric Cavazza est un consultant et un blogueur réputé dans le monde du web 2.0 et des usages avancés du numérique en entreprise. Il a présenté un état des médias et réseaux sociaux et notamment Facebook à la formation gestion de projet 2.0.

« Révolution Web » ou pas ?

MinitelBien avant l’apparition des récentes vedettes du Web, le Minitel ou encore la plate-forme Usenet (1980) permettaient « d’échanger ».

Aujourd’hui au cœur de la troisième « révolution Web », le véritable changement est au niveau de l’utilisation qui est faite des différents moyens de communication.

Ces derniers s’adressent, tout d’abord, à une très large communauté, qui ne nécessite pas de prérequis informatique pour utiliser et profiter au maximum des différentes plate-formes. Ces personnes n’ont d’ailleurs pas besoin d’avoir du matériel spécifique afin d’échanger : le téléphone portable est là pour ça !

Communautaire, social, quelle différence ?

Réseaux sociauxLe premier terme désigne un groupe de personnes qui a des centres d’intérêt commun, et qui échange à ce sujet. Le deuxième, quant à lui, représente beaucoup de personnes qui parlent de tout, en même temps.

Les médias sociaux et leurs utilisateurs

Un média social, quésaco ? : «Les médias sociaux désignent un ensemble de services permettant de développer des conversations et des interactions sociales sur internet ou en situation de mobilité».

Générer du trafic (pour les plates-formes), se faire de la publicité (pour les marques), une réputation (relation conseiller-client pour les banques) ou une identité numérique (chez les adolescents) : les enjeux sont multiples.

80 % des internautes utilisent les médias sociaux (hors mobiles). Soit une population hétérogène pour qui le Web n’est plus une barrière.

Forum, blog, wiki, microblog, réseau social, site de partage, agrégateur, jeux sociaux, FAQ collaborative ou géolocalisation ; la croissance incroyable des réseaux sociaux a des impact sur les comportements. Ci-dessous trois exemples :

  • 59% des internautes visitent des espaces de marques
  • 40%  des pages Facebook de marque
  • Et 34 % d’entre eux sont « fan » d’au moins une marque

Ces marques, quelles le veuillent ou non, sont présentes sur les réseaux sociaux via les internautes eux-mêmes. Des scandales ont d’ailleurs éclaté suite à des publications embarrassantes d’utilisateurs : « personne n’y échappe ! ».

facebookFacebook dis moi tout…

Une progression spectaculaire pour le chouchou du Web, mais des chiffres néanmoins contestables. Une couverture mondiale mais une présence limitée dans les pays à forte croissance. Ce qui est certain, c’est le flux d’utilisation incessant tout au long de la journée.

Qui sont tes amis ?

Facebook s’adresse à une très large communauté. Des personnes qui ne voient pas forcément en lui le meilleur moyen de se créer un réseau ou de promouvoir un produit. Un sentiment qui touche tant les entreprises que les particuliers.

Certains annonceurs y trouvent, bien évidemment, leur compte et apprécient les bienfaits d’une telle image : une part importante de leur publicité est dédiée à cette « promotion communautaire ».

Ils possèdent pour cela de nombreux moyens de communication :

  • Bannières ciblées
  • Fan page et Insights
  • Boutons « like »
  • Photo tags
  • Social plugins
  • Places et Local deals
  • Sponsored story

Facebook for ever ?

Facebook n’est pas synonyme de longévité ni de pertinence. Il tente d’humaniser, de s’adapter à la demande et de créer une certaine transparence vis à vis de ses fidèles.

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