Faut-il avoir peur des réseaux sociaux? Non!

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Popular_Social_Networks,_Gavin_Llewellyn,_CC

Les réseaux sociaux sont devenus incontournables pour la notoriété des marques et leur visibilité. L’évolution des outils et la popularisation de Facebook a changé la donne: non seulement tout le web est devenu ‘social’, mais l’arrivée des nouveaux réseaux, à l’exemple de Pinterest ou encore l’américain Pheed, très prisé par les adolescents, ne cesse de complexifier les usages. Tel est le premier enseignement retenu lors de l’intervention de Maria Guérin le 5 juin au CNAM (Conservatoire National des Arts et Métiers), dans le cadre de la formation « Gestion de Projet Web 2.0 ».

Pendant trois heures, la spécialiste a dressé un panorama des réseaux sociaux, de leurs utilisateurs, du modèle économique qui les finance, des outils et des astuces qui permettent d’obtenir plus d’audience.

Pour attirer l’attention des internautes, Maria Guérin explique que chaque réseau a sa cible et son utilisation : une page Facebook doit être pensée pour le grand public, Twitter est indispensable pour la notoriété et le contact avec les clients, tandis que Google Plus permet d’améliorer le référencement du site. Ces trois réseaux sont ‘incontournables’, mais il y en a beaucoup d’autres, à l’exemple d’Instagram et de Pinterest, conçus pour les photos ou les images, et qui peuvent être une véritable vitrine pour les marques.

Aujourd’hui, l’enjeu commercial est de taille. C’est pourquoi, explique l’intervenant, minimiser l’importance des réseaux peut être dangereux. Néanmoins, certaines entreprises n’ont pas encore pris conscience de cette nécessité, même si négliger les réseaux sociaux peut avoir comme conséquence de perdre l’opportunité d’être en contact ses clients et de développer une communauté.

Plaire à Edge Rank, l’un des objectifs du CM

« Pour avoir une bonne une stratégie sur vos pages Facebook, il est essentiel au CM (Community Manager) de comprendre le fonctionnement  d’Edge Rank », rappelle Maria Guérin. Edge Rank est l’algorithme mis en place par le réseau qui détermine les publications qui auront le plus d’audience, selon trois critères : l’affinité (le nombre d’interactions avec une page), le poids (nombre de “j’aime”, de partages et de commentaires) et la récence (la nouveauté des posts).

Savoir attirer l’attention de ce ‘robot magique’ requiert une analyse précise de l’audience et des statistiques fournies par Facebook. Parmi elles, l’horaire où les fans de la page se sont le plus connectés, par exemple, ou encore leur localisation géographique. D’une façon générale, une publication pour être efficace doit être accompagnée d’une belle image et d’un texte court, de moins de 250 caractères, et, bien sûr, accrocheur.

Ne nous trompons pas, nous sommes surveillés!

Dans ces salons virtuels et en apparence gratuits que sont devenus les réseaux sociaux, en réalité, nous sommes les produits, rappelle Maria Guérin. Nos données sont récoltées, distribuées (à la NSA on en connaît quelque chose…) et, finalement, utilisées pour mieux cibler les annonces que Facebook vend à ses clients.

Son modèle publicitaire, d’ailleurs, ne cesse d’être perfectionné pour répondre aux besoins des entreprises, et tout cela, oui, grâce à vous ! En ce qui concerne les autres réseaux, la démarche est encore à ses débuts, mais avance rapidement, comme c’est le cas pour Twitter. Comme le démontre avec humour une vidéo  “si c’est gratuit, vous êtes le produit!”, toutes les traces que nous laissons sur le web alimentent d’énormes bases de données et ces données sont commercialisées.

Les réseaux d’entreprise

Maria Guérin rappelle que la finalité des réseaux sociaux est l’interaction et les échanges avec une communauté. Des échanges qui suscitent la méfiance dans le cas des réseaux sociaux d’entreprise, où la participation n’est pas « spontanée ». Et, même si la création des réseaux spécifiques aux sociétés est en plein essor, dit elle, il faut savoir trouver un modèle qui inciterait tous les employés à être à l’aise pour collaborer entre eux, échanger des documents et des solutions plus facilement.

(Taïssa Stivanin, Evelyne Brisset et Sandrine Laperche)

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E-réputation sur internet – Nicole Corsyn – Compte-rendu de l’intervention du 1er décembre 2011

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Nicole Corsyn est Ingénieure pédagogique et Documentaliste au Conservatoire National des Arts et Métiers. Ses compétences sont doubles : TICE et ingénierie documentaire.

1- Identité numérique (de l’individu) et e-réputation

L’identité numérique d’un individu est composée de l’ensemble des traces qu’il laisse sur Internet :
  • données volontairement mises pour se présenter ;
  • traces de ses activités ;
  • traces de ses interactions avec les autres : forum, commentaires, avis.

 

 

La e-réputation est donc le résultat des traces de l’internaute et les traces que les internautes peuvent générer de lui. 

 

 

 

Nicole Corsyn et Isabelle Gonon-2011

2- Faut-il utiliser les médias sociaux ?

A quoi servent les médias sociaux ?

Les médias sociaux nous permettent d’exister sur la toile. Exploités stratégiquement, ils jouent un rôle capital dans la gestion de la e-réputation.

Ils nous permettent notamment :

  • entretenir des relations : construire, consolider son réseau d’amis/collègues,
  • filtrer de l’information et faire de la veille : créer / entrer / être suivi dans un groupe que l’on a choisi guidés par nos centres d’intérêt, notre stratégie,
  • publier : communiquer sur nos activités et générer des avis et des commentaires.

3- Quelle stratégie pour gérer et contrôler sa e-réputation?

La stratégie à adopter vise à répondre aux questions suivantes : où je m’inscris ? Où je publie ? Qu’est ce que je montre ? Et pourquoi ?

La roue de la e-réputation

La roue de la e-réputation représente un schéma

de toutes les activités sur notre identité numérique

qui conduisent à construire notre e-réputation.

(Nicole Corsyn et Isabelle Gonon-2011)

4- Comment gérer son identité et améliorer sa e-réputation

Comment et où créer son identité

–       choix des médias où il faut être présent,

–       choix de l’identité renseignée : pseudonyme, identité réelle en fonction de la nature de la fonction associée au média (privé, professionnel)

–       choix des modalités de publication (facebook : profil, page, groupe)

Contrôler, protéger sa vie privée

Cette stratégie relève du paramétrage :

–       paramètres de confidentialité,

–       paramètres du compte,

–       paramètres du groupe,

–       mot de passe efficace.

Décider de qui a accès à nos publications par la maîtrise de nos informations confidentielles, participe du contrôle de notre e-réputation.

Participer

Agir sur les médias sociaux favorise sa e-réputation : animer, discuter, partager, « reseauter ».

Surveiller et faire évaluer

A défaut de mesurer de manière exacte sa e-réputation, des outils permettent de révéler certains indicateurs : le nombre de consultations de ses publications, nombre de recommandations, nombre des personnes qui nous suivent (twitter, blog).

« Google Alertes » : un outil de surveillance du web sur un sujet déterminé (à partir d’une requête de recherche).

Améliorer sa e-réputation : évaluation et actions

L’évaluation repose sur les traces laissées par l’individu sur le web.

L’amélioration de la e-réputation repose sur les actions que l’individu mettra en œuvre pour participer, contribuer, susciter des retours, créer, surveiller, réagir (corriger, nettoyer, …).

Les traces nocives à son image peuvent être supprimées par l’individu lui-même ou par d’autres acteurs : les webmasters ou « nettoyeurs du web ».

Si certaines traces ne peuvent être supprimées, il existe le  déréférencement : faire reculer des résultats négatifs dans les pages des moteurs de recherche en créant du contenu positif.

5- Retour d’expérience sur un média social, Twitter

Créé en 2006 par la société Odéo aux Etats-Unis, Twitter est un outil de microblogging : messages de 140 caractères, messages instantanés.

Source : Mashable M Saleem

1-Un vocabulaire et des fonctionnalités spécifiques

RT ou retweet : rediffuser le tweet écrit par un autre abonné

Followers : les abonnés qui me suivent

Followings : les abonnés que je suis

Favorites : les tweets à retenir

#FF : posté le vendredi, les utilisateurs de tweeter que j’invite à suivre

Timeline : liste des tweets publiés

Liste : privée ou publique, permet d’organiser les comptes en fonction de thématiques.

Comment démarrer avec Twitter ? :

–       s’inscrire,

–       repérer les comptes à suivre en fonction de ses intérêts (et de sa stratégie),

–       les suivre,

–       publier des informations avec les outils : retweet, hashtag (#), un lien (avec un raccourcisseur d’URL tel que bit.li).

 2-Twitter par Nicole Corsyn

Un Objectif double :

–       s’informer et partager sa veille

–       renforcer sa visibilité et améliorer ainsi sa e-réputation

Sur quoi twitte-t-elle ? 

–       ses centres d’intérêt professionnels

–       les événements auxquels elle assiste (conférences)

Ce qu’elle évite :

–       le bavardage

–       les sujets politiques

Outils associés à Twitter :

–       Diigo, afin de sauvegarder directement ses favoris,

–       Echofon : un plugin sur firefox, pour consulter rapidement les tweets

–       Tweetdeck, Hootsuite : gérer plusieurs médias sociaux

–       Twilert, paper.li : suivre sa e-réputation

3-Webographie

Module 6 du web social de Sébastien Paquet :

http://benhur.teluq.uquebec.ca/SPIP/inf6107/spip.php?article=71&rubrique=10#

Blog de Mathias Poujol-Rost Guide de gestion de la réputation :

http://site.mathiaspoujolrost.net/information/guide-de-gestion-de-la-reputation#partie-guide

Protéger son identité numérique :

http://www.presse-citron.net/identite-numerique-10-regles-simples-pour-controler-son-image-sur-internet

 Alejandra Graterol et Caroline Brousse-

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Usages professionnels des réseaux sociaux, Frédéric Cavazza

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Communiquer en touchant une large communauté, c’est de nos jours très facile grâce aux médias sociaux, notamment Facebook qui fait partie des réseaux les plus fréquentés et les plus dynamiques.

Mais qu’est ce que les médias sociaux? Quels sont les impacts et les enjeux de ces réseaux pour les marques en terme de réputation et de stratégie marketing ? Comment les exploiter dans les meilleures conditions? et si l’utilisation de ces médias est relativement nouvelle dans la pratique commerciale, pourquoi certaines entreprises y sont encore réticentes? et puis quel avenir pour Facebook face à la nouvelle plate-forme sociale Google+?

Les médias sociaux

Les médias sociaux désignent un ensemble de services permettant de développer des conversations et des interactions sociales sur internet ou en situation de mobilité. Dans leur histoire, les médias ont connu trois révolutions : en effet le Minitel était la première révolution qui a permis de franchir la barrière psychologique de l’utilisation d’un support numérique. Ensuite il y a eu la deuxième révolution qui a transformé, par le biais d’internet et ses fonctionnalités du web1.0, le modèle économique dans les années 2000.

Les médias sociaux marquent la troisième révolution des médias numériques,  transformant  de nos jours le modèle relationnel dans sa dimension sociale et commerciale en permettant de réduire la distance géographique dans la gestion des relations clients. Ils regroupent des individus hétérogènes sur une plateforme ouverte et qui s’expriment de façon spontanée sans attendre de réponse.

Aujourd’hui, 77% d’ internautes français utilisent les médias sociaux avec une répartition homogène entre les hommes et les femmes  toutes tranches d’âges confondues.

A la différence des médias sociaux, les médias communautaires sont un ensemble d’individus homogènes et qui se rassemblent et communiquent sur un sujet commun sur un modèle de questions/réponses.

Les médias sociaux et les médias traditionnels ne s’opposent pas : ils vivent en symbiose absolue. Sur RTL par exemple, chaque animateur a son propre blog et puis TF1 a enrichi ses services en créant une plateforme de discussion sur sa programmation : ‘TF1 et vous’.

En 2011, on compte deux acteurs majoritaires : Facebook et Google+ bien qu’ il y ait aussi d’autres médias sociaux qui sont une partie des usages des mécanismes sociaux différents d’une plateforme à une autre. Le schéma ci-dessous illustre la richesse et la diversité des médias sociaux :

Source : MediasSociaux.com

Les impacts et les enjeux pour les marques …

Les médias sociaux ont un impact sur les comportements d’achat des consommateurs. 75% des marques utilisent les médias sociaux, malgré leur notoriété, pour accroître leur visibilité, augmenter le trafic et gérer leur réputation en engageant le dialogue par le biais de CRM (Customer Relationship Management) pour réduire la distance avec leurs clients et humaniser la relation.

Les marques peuvent ainsi maîtriser la propagande et le mécontentement des utilisateurs en renforçant leur processus de contrôle par l’échange et l’interaction en temps réel aux besoins et insatisfactions des clients (exemple de BNP Paribas qui a mis en place un service après vente sur Twitter).

Les réseaux sociaux permettent aussi d’ouvrir un nouveau canal de distribution : comme par exemple Dell qui a su tiré profit de Twitter en mettant en vente son stock d’invendus. En fait, les personnes qui « follow » Dell sont avertis en temps réel des promotions disponibles et à leur tour, ils peuvent  “forwarder” le message à leurs propres « followers ».

Les réseaux sociaux sont  devenus de nos jours incontournables pour toute marque, permettant ainsi de donner une vision à court terme et un retour immédiat de l’information. Grâce aux médias sociaux les entreprises bénéficient d’une audience colossale, une forte exposition médiatique avec de nouvelles possibilités d’interaction en touchant une cible devenue hermétique au système de promotion traditionnel.

Ils sont également utilisés dans le recrutement avec des modèles novateurs qui permettent aux recruteurs d’attirer les candidats et les tester par le biais de “Serious Games” qui demeure un autre moyen de toucher les jeunes et la fameuse génération Y, aguerrie à l’utilisation des nouvelles technologies.

Pourquoi se priver d’une telle opportunité?

Plusieurs raisons sont possibles pour qu’une entreprise ne veuille pas saisir cette chance en or de pouvoir interagir directement avec ses consommateurs et de maîtriser par conséquent son image :

Inadéquation avec la cible : une entreprise ne s’intéresse pas aux médias sociaux en pensant qu’il n’existe pas d’’adéquation entre la réponse sur les médias sociaux et les objectifs de l’entreprise.

Médias encore instables : certaines entreprises pensent que le monde du média social est encore imprévisible et instable.

Peu de prestataires compétents : nous pouvons se demander que peut être certaines sociétés n’ont pas encore trouvé de prestataires compétents dans leur secteur d’activité.

Manque d’implication de la direction : l’une des principales raisons d’une réticence envers les médias sociaux se trouve dans le manque d’implication de la direction, ce qui constitue un véritable  frein pour la mise en œuvre d’une solution web2.0.

Google s’empare du web social …

Le moteur de recherche Google a lancé sa nouvelle plate-forme Google+. A mi chemin entre outil de publication et réseau social, Google+ regroupe plusieurs fonctionnalités des autres réseaux sociaux existants sur le web offrant ainsi un produit qui permet à ses clients de mener leur vie sociale en ligne comme bon leur semble.

Avec plus de 600 millions d’utilisateurs actifs inter-connectés et 21 millions d’utilisateurs en France, Facebook possède une sacrée longueur d’avance. Mais Google+ ne part pas de zéro. Les utilisateurs des services de Google sont partout, le potentiel est énorme ! En plus, Google est une compagnie plus ancienne que Facebook, qui a fait moins d’erreur concernant le respect de la vie privée de ses utilisateurs. Mais serait-il suffisant pour que les entreprises commencent à s’investir sur ce nouveau média social ?

La tentation d’apparaître sur Google+ est sûrement présente pour les entreprises qui  souhaitent désormais tirer profit de la notoriété du moteur de recherche remettant ainsi en cause la domination du leader du web social Facebook.

 

Nadia HAJJI – Fatima Zahra DE VIGNE  (CNAM Paris – 24 novembre 2011 : Formation Chef de projet web2.0 – session 2)

Frédéric Cavazza est un consultant et un blogueur réputé dans le monde du web 2.0 et des usages avancés du numérique en entreprise, retrouvez le sur twitter, facebook et sur ses blogs.

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Mesure d’audience des marques sur les réseaux sociaux

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Mettre en place des outils pour valoriser son image, partager de l’actualité sur Internet est devenu, aujourd’hui, un enjeu majeur pour les entreprises/les marques.
On estime que plus de 84 % des grandes entreprises sont présentes sur les principaux réseaux, à savoir, Twitter, Facebook (30%), Youtube mais aussi les blogs. Cette hausse s’explique par l’engouement des entreprises asiatiques, même si l’Europe connait aussi un fort taux de pénétration.

Pour Thibaut De Norre, Analyses & Communication Director chez AuxiPress, les médias sociaux sont un canal supplémentaire permettant  d’entrer en relation avec ses clients.
Leur utilisation, par les entreprises et les marques, impacte aussi bien la relation client (qui devient personnelle et transparente), que la production (grâce au feedback en temps réel sur l’utilisation des produits), que l’innovation (laboratoire d’idées) et même l’embauche de nouvelles ressources.
Mais une fois les objectifs définis, les outils choisis et mis en place, il faut évaluer avec précision l’impact de sa présence sur les médias sociaux (et vice-versa) pour prendre les décisions les plus justes au bon moment.
Écouter ce qui se dit sur les médias sociaux permet non seulement d’affiner sa stratégie mais aussi d’identifier sur quels supports intervenir, de savoir avec quelles communautés et quels intervenants discuter et de définir quelle est son e-réputation.

Les médias sociaux en bref, leurs fonctionnalités, de leurs usages et leurs outils de statistiques internes

En fonction des objectifs fixés par l’entreprise/la marque, celle ci n’utilisera pas les médias sociaux de la même façon. Aussi, il est important de présenter brièvement les grandes typologies de réseaux sociaux existants sur le web, quelles sont les fonctionnalités majeurs et les usages que l’ont peut en faire ainsi que les outils de statistiques qui y sont intégrés.

●      Le blog
Le terme « Blog » est une abréviation de weblog, qui peut se traduire par « journal sur Internet ». Il s’agit d’un espace individuel d’expression, créé pour donner la parole à tous les internautes (particuliers, entreprises, artistes, hommes politiques, associations…).

Les articles sont publiés de façon ante-chronologique (le dernier posté apparaît le premier) et permettent à tous les visiteurs de réagir sur le sujet évoqué, en postant leurs commentaires sur l’article ; créant ainsi une relation privilégiée entre l’auteur et ses lecteurs (source Overblog.fr) .
Après le succès auprès des particuliers, le blog séduit de plus en plus d’entreprises qui l’utilisent à des fins de communication envers 2 cibles : cible interne (tous les collaborateurs de l’entreprise) et une cible externe (clients, prospects, fournisseurs, partenaires, experts…).

Les outils de statiques internes :
En fonction de la plate-forme de blog, les outils statistiques peuvent se révéler plus ou moins complets, la tendance allant vers des outils de plus en plus précis.
En général, les principaux critères sont : le nombre de visiteurs, leur provenance géographique et leur parcours, le nombre de pages vues, les mots clefs ayant conduit aux pages du blog, les informations « techniques » des visiteurs (système d’exploitation, navigateur, taille d’écran).

Mais les statistiques du blog ne tiennent en aucun compte des commentaires rédigés sur le blog et des appréciations laissées par les internautes.

●      Les forums

Les forums de discussion permettent d’échanger des informations entre plusieurs individus qui partagent le même centre d’intérêt et d’en débattre publiquement, de manière asynchrone. Il est généralement composé de différents fils de discussion.
Pour garantir le bon fonctionnement du forum, un dispositif humain et technique permet de surveiller et de supprimer les messages non conformes à la charte. Les personnes chargées de cette tâche sont appelées modérateurs.

Pour les entreprises/marques, la présence sur les forums peut être un excellent moyen de créer du trafic gratuitement vers le site Web officiel, d’attirer des clients et de donner une visibilité accrue des  produits ou de l’entreprise.
Mais l’entreprise peut aussi avoir une volonté plus forte et créer son propre forum. Ainsi, elle pourra fournir des supports et apporter des réponses personnalisées, lancer des opérations de communication et bâtir une relation de confiance avec ses clients et les fidéliser.

Les outils de statiques internes :
Les statistiques internes sont relativement superficielles : elles vont indiquer le nombre de messages, le nombre d’utilisateurs enregistrés et d’utilisateurs en ligne, le nombre de catégories, les sujets les plus suivis, les membres les plus actifs…
Cependant, il est important de préciser que l’information étant faiblement structurée (puisque le discours est tout à fait libre), c’est le facteur humain et donc le modérateur qui va pouvoir mesurer le taux d’audience, en fonction d’indicateurs de performance déterminés par l’entreprise/marque.

●      Twitter

Plateforme sociale de micro-blogging, Twitter est un lieu pour partager et consommer de l’information de façon synthétique et en temps réel. Contrairement aux autres médias sociaux, la valeur d’un tweet n’est pas pérenne, l’information devient vite obsolète.
C’est sur Twitter que le terme « viralité » prend tout son sens ; la communauté étant toujours très réactive et les buzz souvent propulsés par ses membres.
Twitter est un canal de communication influent et de proximité car il permet d’instaurer des relations entre l’entreprise et les clients/prospects moins formelles que sur tout autre support web.

Pour une entreprise/marque, être présent sur Twitter est devenu nécessaire dans une stratégie de communication via les médias sociaux et présente de multiples avantages : augmenter la visibilité de la marque sur Internet et ainsi générer du trafic ciblé sur son  site officiel.

Les outils de statiques internes :
De la même façon, les statistiques proposées en interne par Twitter restent relativement superficielles : nombre de messages (tweets), nombre de followers. Cela reste assez succinct et surtout, ces statistiques sont publiques.

●      Facebook

Avec plus de 200 millions d’inscrits, Facebook est devenu incontournable. Il est un des réseaux sociaux personnel le plus fréquenté et le plus dynamique. Et désormais, les entreprises/les marques l’utilisent à des fins de communication via la création de Page Fan (ou Page Entreprise) : plus il y a de membres abonnés à la page, plus ils sont actifs et plus les messages concernant la marque, l’entreprise seront relayés.

Les outils de statiques internes :
En tant qu’administrateur de la page Entreprise, on peut afficher des statistiques de 3 types :

  • Un résumé de la page : nombre d’utilisateurs, nombre de « j’aime », nombre d’utilisateur actif avec tendance par rapport au mois précédent
  • Les statistiques des utilisateurs avec des critères plus précis : données démographiques, pays, type de média consommés par les utilisateurs…
  • Les interactions : les mentions « j’aime », les commentaires, les désabonnements.

Ces données sont un bon point de départ pour une mesure de l’audience sur Facebook.
En outre, Facebook propose un nouvel outil statistique, Facebook Insights, qui intègre  la dimension des réseaux sociaux dans la mesure d’audience d’un site internet. Ce qui permettra de mieux connaître les visiteurs d’un site en obtenant des statistiques démographiques et de connaître avec plus de précision les contenus les plus appréciés et les plus partagés.


Pour mesurer son audience efficacement : les outils externes

En matière de mesure d’audience, une entreprise ne doit plus seulement se contenter des indicateurs de mesure « classiques », tels que le nombre de vidéos vues, les taux de clics, le nombre d’amis (Facebook) ou de followers (Twitter). Ces indicateurs internes restent superficiels.  Pour preuve, le nombre de followers acquis ou d’amis n’est pas représentatif car de nombreux comptes sont « inactifs » et ne relaieront pas le message de la marque.

Il faut donc que l’entreprise détermine des objectifs (véhiculer son image de marque, surveiller ses concurrents, augmenter le trafic sur son site, recruter des bons éléments…) et des indicateurs de performances (KPI),qui permettront de rendre compte de la dimension virale et sociale et de mesurer les progrès de la stratégie mise en place.
Indicateurs tels que le taux de conversion,  le nombre de commentaires reçus et feedbacks, les témoignages, le nombre de problèmes résolus, le nombre de Vidéos vues, le nombre de commentaires positifs,  les abonnements à la newsletter, le pourcentage de fans actifs, les tweets/retweets, le nombre de “j’aime”, les nombres de recommandations, l’installation de Widgets…Il est donc important que ces outils externes de mesure d’audience  puissent fournir des éléments relatifs à ces KPI.

Le nombre d’outil externe de mesure d’audience est très important. Aussi, nous vous en présentons quelques en fonction du type de réseau social.

●      Blog
Feed Analysis et Feed Compare sont des outils indiquant le nombre d’abonnés mensuels avec comparatifs ; souscriptions, consultations et clicks journaliers avec comparatifs; l’évolution du nombre d’abonnés et estimation de la progression des abonnés, nombre de clicks et de hits …

●      Forum
Voici quelques outils proposés par Christophe Asselin de  DIGIMIND pour réaliser la veille sur sa marque, son entreprise sur les forums de discussion :

–   Omgili : Existant depuis 2006, Omgili indexe le plus grand nombre de forums.
Entrez votre requête et la page de résultats montre toutes les discussions comprenant votre requête. L’indexation prend en compte les sujets, leurs titres et les réponses, bref l’ensemble des fils de discussions. La recherche avancée permet d’ailleurs de focaliser sa requête sur le titre, le sujet, la réponse. Il est possible de surveiller chaque requête via un fils RSS.

–   BoardTracker Discussion Search : C’est un outil complémentaire d’Omgili qui permet de rechercher parmi les forums via des mots clés ou en parcourant une vingtaine de catégories. C’est un outil très anglophone, le français n’y est pas très bien représenté mais plus de 37.000 forums web y sont indexés.

–    Google Groupes : Permet de lancer une recherche aussi bien sur les Groupes de Google que sur les autres forums de discussion. La recherche avancée permet de préciser la langue, les dates de messages souhaitées, les domaines ou l’adresse précise sur laquelle on veut rechercher.

LES RESEAUX SOCIAUX

Google Analytics
Actuellement, Google Analytics affiche le trafic issu des moteurs de recherche, des sites référents, des accès directs mais ne donne pas d’indication sur le trafic provenant des médias sociaux sauf si l’on met en place des segments avancés (mentionner les réseaux sociaux en tant que sources).

Mais en juin 2011, Google a souhaité se positionner plus fortement sur le secteur de l’analyse des données des réseaux sociaux et a racheté la société PostRank.
Cette société propose un outil permettant de savoir qui partage les contenus d’une entreprise,   mesurant ainsi davantage « l’engagement des internautes » (Publisher Analytics). Ainsi, les marques peuvent facilement identifier les internautes influents et rentrer en contact avec eux pour optimiser leurs campagnes e-marketing et de communication en ligne (PostRank Connect).

Des solutions plus spécifiques existent pour Facebook et pour Twitter.
Ces outils sont soit spécifiques à une plate forme ou bien centralisent les données des réseaux sociaux, que l’on appelle des outils agrégrateurs de statistiques.

Le client Twitter HootSuite :
Les rapports intègrent dorénavant des statistiques issues de Google Analytics et de Facebook Insights les principaux outils d’analyse du parfait Community Manager. Avec HootSuite Analytics, la boucle est bouclée : il devient possible d’effectuer un suivi complet de sa présence en ligne, aussi bien sur son site que sur les principaux médias sociaux.
Certains outils, comme Peoplebrowsr, permettent de mesurer le sentiment : est ce que ce dont on parle à un sentiment positif ou négatif sur la marque.
TwentyFeet offre la possibilité d’agréger ses statistiques sur les médias sociaux (Twitter, Facebook, YouTube, MySpace) et d’y intégrer celles de vos sites web ou blogs via Google Analytics. Il est certes payant (2,5$ par an) mais offre la possibilité de visualiser les statistiques complètes de nos réseaux sociaux de manière claire.
Howsociable
donne un aperçu succinct de la présence d’une marque sur plus de 30 plateformes de réseaux sociaux.

Conclusion :

Trouver des moyens pour apprécier la relation client est toujours bénéfique dans un environnement complexe ou l’entreprise n’a pas toujours la capacité à maîtriser son image et les messages qu’elle diffuse. Cependant, pour que cette mesure d’audience soit la plus efficace possible, il est primordial que l’entreprise ait définit des objectifs réalisables et des indicateurs de performances en rapport avec ses objectifs.

D’autre part, les outils de mesure d’audience, certes très nombreux à l’heure actuelle seront amenés à évoluer avec les besoins des utilisateurs, certains disparaîtront certainement au profit des plus complets.

Cinthya Tchoumbia & Odile Hazan

LIENS

http://www.businesslounge.fr/web/2011/05/episode-20-mesurervotreaudiencesurlesmediassociaux/

http://www.auxipress.be/fr/07-04-2011/mediassociauxaudienceetinfluencedigitale

http://www.payperresults.com/0216-kpisocialmedia/

http://www.analytique.fr/kpi/pourquoimesurerl%E2%80%99activitedesreseauxsociauxencomplementd%E2%80%99uneanalyseroi/

http://statosphere.fr/website/post/2010/04/29/10-facons-de-mesurer-la-frequentation-site-tiers

http://www.nowhereelse.fr/feed-analysis-10-analyse-dtaille-de-vos-flux-feedburner-2843/

http://www.blueboat.fr/hootsuiteunexcellentoutildesocialanalyticspourtwitter

http://www.webmarketingetreferencement.fr/2011/05/16/facebookinsightsmesurezvotrepresencesurfacebook/

http://lorigama.wordpress.com/2009/10/28/measureyoursentimentwithpeoplebrowsranalytics/

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