SEO, ton univers impitoyable !

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Le référencement naturel, plus couramment nommé SEO (Search Engine Optimization, c’est à-dire l’optimisation des sites web pour les moteurs de recherche), n’est pas si naturel que son appellation pourrait le faire penser.

Avoir conçu un magnifique site web est vain si personne ne le sait. Sans référencement, pas de visite, pas de trafic… On se doit d’avoir une bonne stratégie de référencement pour aboutir à une indexation correcte, voire optimale par les moteurs de recherche. L’objectif est d’être visible et bien positionné afin de générer des visites.

« Le poids des mots… »

Avant Google, on pouvait presque se contenter d’utiliser de bons mots clés et une balise méta <keywords> un peu surchargée pour voir son site indexé.

Désormais, Google impose sa loi et ses algorithmes (un peu opaques !). L’optimisation d’un site passe toujours par des mots clés pondérés, mais aussi par un choix judicieux des titres et balises (la basile Keywords est quasi inutile pour le référencement, c’est un comble !), un contenu de qualité, une architecture de site efficace. Les liens internes et externes (le netlinking) jouent également pour augmenter sa popularité, gagner en pagerank.

La règle du mot-clé reste fondamentale dans le titre, les sous-titres, le descriptif de la page, à raison de 2 à 3 mots-clés au maximum par page. Un abus entraine le risque de voir son site pénalisé (perte de positionnement). Le SEO est un exercice d’équilibre entre les principaux mots-clés et les mots-clés secondaires qui garantissent, à long terme, l’effet « longue traîne ». Il vaut mieux privilégier une requête large sur son marché, afin de cibler un trafic qualifié plutôt que des mots-clés génériques, trop chers pour son activité.

Google est le moteur de référence mondialement incontournable. Mais il existe heureusement quelques alternatives. Pour les Etats-Unis, les moteurs de référence sont plutôt AOL et MSN ; pour la Chine, BAIDU et pour la Russie YANDEX.

Google, le gendarme du Web

 Black Hat

En moyenne, un tiers du trafic d’un site vient des moteurs de recherche. En France, avec 90% des parts de marché, on peut difficilement s’affranchir de Google et ignorer les règles qu’il édicte.

Certaines pratiques sont désormais identifiées comme illégales. Les « Black Hat » peuvent toujours les utiliser, mais à leurs risques et périls !

Gare au Panda !Google Panda

Google Panda a, de fait, imposé de « bonnes pratiques » en référencement naturel. Interdiction de faire du :

  •  Cloaking : créer deux variantes d’une même page : une destinée aux robots des moteurs de recherche et une destinée à l’internaute. Le serveur web présente un contenu de page différant selon que le client distant est l’un ou l’autre.
  • Duplicate content : lorsque plusieurs pages ont un même contenu identique ou fortement similaire, le moteur de recherche ne sélectionne qu’une seule d’entre elles pour figurer dans ses résultats.
  • Textes et liens cachés : il est interdit de colorer du texte de la même couleur que le fond (exemple : texte blanc sur un fond blanc), d’inclure du texte derrière une image, etc.
  • Pages satellites : Elles sont invisibles pour les internautes. L’objectif est de présenter aux moteurs de recherche des pages optimisées afin d’améliorer « artificiellement » la pertinence d’un site sur certains mots-clés.

Et le Pingouin est pire !Google Penguin

Lui, il travaille tous les jours ! Il n’aime pas l’achat de backlinks provenant de plateforme de liens (Ex. : Buzzea), l’échange de liens réciproques, l’utilisation de liens provenant de pages ne correspondants pas à la thématiques du site,  des backlinks provenant de communiqués de presse, des ancres de textes trop optimisées et répétitives… Il n’aime pas non plus le « keyword stuffing » (suroptimisation de mots-clés). Bref, le Pingouin complète le Panda et il n’a pas bon caractère, lui non plus. Sanction rapide et efficace : chute du positionnement.

En attendant le prochain animal…

…et les prochaines modifications des algorithmes de Google, autant se comporter en « White Hat » et peaufiner son référencement naturel ainsi que la bonne gestion de son site. Plutôt que de chercher à « tromper » Google, autant passer du temps à améliorer la qualité de nos liens (peu mais bon), idem pour les mots (bien identifiés, en gras), etc. Bref être pondéré et pertinent.White HatEt Google est tout prêt à nous aider ! Il met toute une panoplie d’outils (gratuits pour l’instant !) à notre disposition pour nous aider à être de bons webmaster !

  • Webmaster Tool de Google : permet l’analyse technique du site, de connaitre les performances des mots-clés du site, de vérifier que la page d’erreur est correcte, que le fichier robots.txt est bon, etc. Bref de vérifier si notre site peut plaire à Google ! Sinon, il propose des actions d’améliorations.
  • Google Analytics : ce service d’analyse d’audience de site Web permet d’avoir les mots-clés qui génèrent du trafic. Il est également « gratuit » pour moins de 10.000.000 de pages par mois et par compte. Mais associé à un compte Adwords, il reste gratuit !
  • Adwords : permet une véritable étude des mots-clés, de leurs valeurs, de leur volume d’utilisation. Il est également un « générateur » de mots-clés.

Le référencement payant

Et oui, car malgré tous nos efforts pour être un joli « White Hat », faire des câlins au Panda et séduire le Pingouin, notre site ne sera jamais en première position par le référencement naturel.

L’achat de mots-clés ciblés et stratégiques garanti un référencement beaucoup plus rapide par Google, ainsi qu’un bon positionnement.

Mais Google peut nous aider encore une fois et un compte Adwords permettra de booster notre site en pole position. A condition d’y mettre le prix, forcément.

Encore des mots, toujours des mots, rien que des mots

Mais pas n’importe lesquels ! Tous les mots n’ont pas la même valeur, loin de là.

Il est donc important de bien les cibler. En jouant sur les requêtes larges, les expressions exactes, le mot clé exact, on peut aussi déterminer les mots à exclure.

Là encore, une véritable stratégie doit être élaborée avec soin, car les montants peuvent vite grimper ! Et dans le budget d’une campagne marketing, c’est un poste non négligeable. Le ROI (Return Over Investment – Retour sur investissement) peut se calculer ainsi :

                        Valeur finale – Valeur investie

ROI = ————————————————————–

                            Valeur investie

 ou ROI = (marge – invest)/invest

Par exemple, ce ratio = 2,5 donc 1€ investi rapporte 2,5€.

Il est important de veiller à son coût de SEO, sur la base du nombre d’heures travaillées et de SEM (Search Engine Marketing) sur le coût d’achat de la publicité. Quel est le coût de l’investissement ? Quel est le coût par marge ?

Le prix du clic

Un autre univers s’ouvre alors : celui de la spéculation sur les mots clés. Il faut être un familier des salles des marchés pour comprendre le fonctionnement, mais une chose est claire : c’est une gestion très sérieuse car les prix peuvent vite s’envoler (et le client se fâcher).

 Le SEO est un levier parmi d’autres pour la stratégie d’acquisition de trafic. Il faut penser également aux stratégies d’affiliation, à l’emailing, l’adwords ou encore aux réseaux sociaux, sans négliger sa présence sur Google+ qui favorise le rank.

 seo

Merci à Mohamed MRABET de Brioude Internet d’avoir remplacé avec brio l’intervenant initialement prévu.

 Isabelle BOUTTIER – Marie-France DERIAU-REINE – Hoby RAJAOSAFARA

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1 pensée sur “SEO, ton univers impitoyable !”

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