La gestion de projet 2.0 selon Frédéric Cavazza

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La gestion de projet : organisation, méthode et… empirisme

D’après la définition de Wikipédia, la gestion de projet est « une démarche visant à organiser de bout en bout le bon déroulement d’un projet ». Ce bon déroulement s’appuie sur des méthodologies théoriquement très fiables mais force est de constater que dans la pratique la gestion s’effectue plus ou moins de façon empirique. En effet, la stratégie méthodologique ne résout pas le problème central de la gestion de projet. La méthodologie est d’ailleurs fréquemment un prétexte pour éviter de communiquer.

La faillibilité humaine : le noeud du problème

En matière de gestion de projet, la difficulté ne réside pas dans les méthodologies employées mais davantage dans la (non) communication inhérente aux relations humaines parfois conflictuelles (complexité des rapports humains, problème d’égo, d’aspiration, de santé, d’accidents..).

Dans un projet, la réelle variable d’instabilité demeure alors la variable humaine. Le chef de projet gère les problèmes et compense les faiblesses humaines : son rôle est d’orchestrer. L’idée est donc d’apprendre à comprendre l’être humain pour mieux gérer le projet. D’où l’importance de bien définir les rôles, les process et les responsabilités de chacun. Un exemple de gestion de projet réussi auquel a participé Frédéric Cavazza est celui d’un projet en Inde qui, utilisant à la base un modèle CMMI, procure au chef de projet un rôle très social. Ce dernier s’assure essentiellement du bien-être des acteurs dont la feuille de route, les missions et les moyens dont ils disposent sont clairement établis.

S’affranchir des méthodologies « lourdes », se centrer sur la règle des trois constantes…

Les méthodologies de type GANTT (où les jalons ne cessent de se décaler), RUP (où un effort de conceptualisation est nécessaire) ou encore SCRUM, demandent beaucoup d’énergie et de travail. En cas d’imprévus, ces modèles trouvent leurs limites ; la modélisation initiale du projet s’en trouvant bouleversée. Le modèle CMMI, quant à lui, étant basé sur le principe de la capitalisation est intéressant dans sa dimension de cumul de compétences.

Nous retiendrons que le triangle des trois constantes (coût, délais, qualité) demeure le principe de base incontournable de la gestion de projet. Il serait toutefois vain d’espérer que ces trois critères soient optimisés simultanément. En réalité, la réussite tangible du projet est conditionnée par l’anticipation, la planification et la prévention, ce qui permettra alors d’arbitrer de façon efficiente au regard de ces trois constantes.

… et tendre vers le minimalisme ou la méthodologie allégée

Le principe de la méthodologie allégée est l’approche dite du « less for more ». Cette méthode repose sur cinq phases, déclinées en actions, au cours desquelles des livrables synthétiques, précis et fonctionnels seront réalisés afin de faciliter la communication entre les acteurs du projet. Ce minimalisme pragmatique permet une meilleure accessibilité et compréhension, et favorise donc les prises de décisions et validations indispensables à une avancée efficace du projet.

Comme dirait Frédéric Cavazza, mieux vaut un bon schéma (ou dans le cas présent une carte heuristique disponible en version pdf) qu’un discours sujet à interprétations, pour introduire les cinq phases de la méthodologie allégée préconisée par notre intervenant.

Carte heuristique représentant les cinq phases de la méthodologie allégée

 

Quelques ouvrages à avoir dans sa bibliothèque de « chef de projet 2.0 »

Intervention faite par Frédéric Cavazza le 24 novembre 2011 au CNAM Paris – Rédaction : Aurélie Salin et Caroline Fournel

Suivez Frédéric Cavazza sur ses blogs, son twitter ou consultez son slideshare.

 

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