Faut-il avoir peur des réseaux sociaux? Non!

Partager :

Popular_Social_Networks,_Gavin_Llewellyn,_CC

Les réseaux sociaux sont devenus incontournables pour la notoriété des marques et leur visibilité. L’évolution des outils et la popularisation de Facebook a changé la donne: non seulement tout le web est devenu ‘social’, mais l’arrivée des nouveaux réseaux, à l’exemple de Pinterest ou encore l’américain Pheed, très prisé par les adolescents, ne cesse de complexifier les usages. Tel est le premier enseignement retenu lors de l’intervention de Maria Guérin le 5 juin au CNAM (Conservatoire National des Arts et Métiers), dans le cadre de la formation « Gestion de Projet Web 2.0 ».

Pendant trois heures, la spécialiste a dressé un panorama des réseaux sociaux, de leurs utilisateurs, du modèle économique qui les finance, des outils et des astuces qui permettent d’obtenir plus d’audience.

Pour attirer l’attention des internautes, Maria Guérin explique que chaque réseau a sa cible et son utilisation : une page Facebook doit être pensée pour le grand public, Twitter est indispensable pour la notoriété et le contact avec les clients, tandis que Google Plus permet d’améliorer le référencement du site. Ces trois réseaux sont ‘incontournables’, mais il y en a beaucoup d’autres, à l’exemple d’Instagram et de Pinterest, conçus pour les photos ou les images, et qui peuvent être une véritable vitrine pour les marques.

Aujourd’hui, l’enjeu commercial est de taille. C’est pourquoi, explique l’intervenant, minimiser l’importance des réseaux peut être dangereux. Néanmoins, certaines entreprises n’ont pas encore pris conscience de cette nécessité, même si négliger les réseaux sociaux peut avoir comme conséquence de perdre l’opportunité d’être en contact ses clients et de développer une communauté.

Plaire à Edge Rank, l’un des objectifs du CM

« Pour avoir une bonne une stratégie sur vos pages Facebook, il est essentiel au CM (Community Manager) de comprendre le fonctionnement  d’Edge Rank », rappelle Maria Guérin. Edge Rank est l’algorithme mis en place par le réseau qui détermine les publications qui auront le plus d’audience, selon trois critères : l’affinité (le nombre d’interactions avec une page), le poids (nombre de “j’aime”, de partages et de commentaires) et la récence (la nouveauté des posts).

Savoir attirer l’attention de ce ‘robot magique’ requiert une analyse précise de l’audience et des statistiques fournies par Facebook. Parmi elles, l’horaire où les fans de la page se sont le plus connectés, par exemple, ou encore leur localisation géographique. D’une façon générale, une publication pour être efficace doit être accompagnée d’une belle image et d’un texte court, de moins de 250 caractères, et, bien sûr, accrocheur.

Ne nous trompons pas, nous sommes surveillés!

Dans ces salons virtuels et en apparence gratuits que sont devenus les réseaux sociaux, en réalité, nous sommes les produits, rappelle Maria Guérin. Nos données sont récoltées, distribuées (à la NSA on en connaît quelque chose…) et, finalement, utilisées pour mieux cibler les annonces que Facebook vend à ses clients.

Son modèle publicitaire, d’ailleurs, ne cesse d’être perfectionné pour répondre aux besoins des entreprises, et tout cela, oui, grâce à vous ! En ce qui concerne les autres réseaux, la démarche est encore à ses débuts, mais avance rapidement, comme c’est le cas pour Twitter. Comme le démontre avec humour une vidéo  “si c’est gratuit, vous êtes le produit!”, toutes les traces que nous laissons sur le web alimentent d’énormes bases de données et ces données sont commercialisées.

Les réseaux d’entreprise

Maria Guérin rappelle que la finalité des réseaux sociaux est l’interaction et les échanges avec une communauté. Des échanges qui suscitent la méfiance dans le cas des réseaux sociaux d’entreprise, où la participation n’est pas « spontanée ». Et, même si la création des réseaux spécifiques aux sociétés est en plein essor, dit elle, il faut savoir trouver un modèle qui inciterait tous les employés à être à l’aise pour collaborer entre eux, échanger des documents et des solutions plus facilement.

(Taïssa Stivanin, Evelyne Brisset et Sandrine Laperche)

Partager :

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *