Relations humains / dispositifs

Iquoi ?
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Thématique abordée via un atelier pratique avec Flore Barcellini, maître de conférences en ergonomie et neurosciences du travail au CNAM.

L’objectif de l’intervention de Flore Barcellini a été de nous (nous, les participants à la formation) sensibiliser aux différentes approches des relations entre l’homme et les dispositifs techniques.

Iquoi ?
Iquoi ?

Notre réflexion s’est faite sur la base d’un artefact nous invitant à répondre aux deux questions suivantes :

  • Qu’est-ce qui fait que vous pouvez vous servir de ce type de dispositif ?
  • A quoi vous sert ce dispositif ?

L’étude de l’Iphone 4

Nous avons étudié l’Iphone 4 en deux groupes pendant une heure à l’issue de laquelle nous avons mis nos réflexions en commun.

L’usager et ses capacités

Le dispositif s’adresse à une certaine catégorie de personne. La représentation des usagers pour les concepteurs de l’Iphone 4, correspond à des usagers « normaux ». C’est pourquoi, nous pouvons nous poser la question de l’utilisation du dispositif par des utilisateurs avec des déficiences.

L’interface

L’interface nous renseigne sur le mode d’interaction.

Pour l’Iphone 4, le choix a été fait de proposer un bouton unique pour accéder aux fonctions du dispositif.

La possibilité de personnaliser l’interface, nous permet de développer des connaissances sur la gestion de celle-ci.
L’interaction avec le support est un rappel du bureau que nous pouvons retrouver sur un ordinateur Mac : elle s’appuie sur des connaissances possédées par l’usager construites socialement.

Le modèle économique

Le modèle économique dépend de l’environnement social et culturel.
Pour l’Iphone 4, le choix de mettre à disposition des applications payantes montre que le modèle économique a été étudié pour que l’utilisateur achète régulièrement de nouvelles applications créant un effet d’addiction.

Les fonctions

Nous avons analysé la fonction de « prendre une photo » pour mieux comprendre en quoi l’utilisation d’un artefact pouvait transformer l’usage.

A la question « qu’est-ce l’activité de prendre une photo avec un Iphone ? » Nous répondons que  l’appareil nous décharge d’une partie de la tâche: la fonction intégrée de géo-localisation, nous évite par la suite, d’avoir à classer nos photos en fonction des lieux où nous les avons prises. Ceci est fondamentalement très éloigné de l’activité de prendre une photo avec un appareil argentique.

L’Ergonomie s’intéresse tout particulièrement à cette transformation de l’usage : c’est pourquoi elle prend en compte l’interface et les fonctions du dispositif pour mieux comprendre l’activité.

L’étude de l’Ipad

Dans le même temps deux autres groupes choisissent de porter leur réflexion sur l’Ipad.

Comme pour l’Iphone l’usager de la tablette numérique est soumis au choix du business model d’Apple qui s’adresse à un utilisateur « normal », c’est-à-dire sans déficience physique (usage des doigts) ou intellectuelle.

L’interface et le modèle économique présentent les mêmes caractéristiques que pour le smartphone détaillé précédemment.

L’activité déployée pour utiliser l’Ipad passe par l’interface, le choix des fonctions puis son usage plus ou moins bien appréhendé (évident pour les uns, trop complexe pour les autres). Il s’agit d’interaction et non pas d’ergonomie.

Activités et usage induisent une transformation. Débordement de la vie privée sur la vie professionnelle et inversement. « l’Ipad pour les réunions de travail et aussi pour les recettes de cuisine ». Aller retour continuel, passage d’une sphère à l’autre.

Il est aussi question de l’approche intuitive par la lecture d’un « ebook ». Se souvenir que l’action de rentrer dans un dispositif rapidement fait appel à un ensemble de capacités déjà acquises.

L’idée est bien de distinguer ce qui est de l’interface et de son but, de l’usage et son utilisation.

Le système tripolaire

Ce système repose sur la relation usager / artefact (outil, dispositif) / objet de l’activité. L’usager (et ses capacités) effectue une activité principale ayant pour but l’objet de l’activité. Son activité secondaire est l’utilisation de l’artefact. C’est pourquoi, il est important de distinguer l’usage de l’utilisation.

Il existe trois approches complémentaires pour décrire ce système :

  • L’IHM qui décrit l’interaction homme/machine
  • Le SHM où l’homme et la machine sont vus comme un système coopératif engagé dans une même tâche
  • L’activité médiatisée ou activité avec instruments qui repose sur l’usage.

Les critères de Bastien et Scapin nous offrent une grille de lecture permettant de vérifier l’ergonomie générale d’une interface.

 

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